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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:05

Combattre toutes les formes de discrimination faites aux femmes et aux filles sur les rives du fleuve Congo.

Ce projet prône la culture comme  moyen de promotion. Agir sur l’éducation de la femme, c’est travailler sur un changement de mentalité et inverser une tendance traditionnelle solidement enracinée dans la société congolaise. Il faut aider les femmes dans leur auto-prise en charge. L’éducation permettra aux femmes d’accéder à des activités valorisantes et rémunératrices ce qui améliorera leur statut social. Comme les femmes assurent l’éducation des enfants particulièrement en bas âges, elles transmettront leur volonté d’émancipation aux générations futures. Nous espérons que tous ces changements réduiront durablement les violences et les discriminations dont elles font l’objet.

Les femmes et filles des pêcheurs vivent dans un milieu particulièrement inhospitalier, ce qui renforce leur vulnérabilité. Les campements sont généralement construits sur des berges inondables où pullulent moustiques et reptiles. La construction de cases sur pilotis ajoute de l’inconfort à une vie en milieu rural déjà difficile, renforce la promiscuité et interdit l’investissement dans des puits d’eau potable. La dissémination des pêcheries en un chapelet de campements rend improbable toute structure de soins primaire et complique l’accès à la culture des enfants. Le nomadisme des pêcheurs fragilise la cellule familiale et favorise la propagation de maladies.

Le fleuve est un milieu difficile voire hostile, mais paradoxalement il constitue un atout pour une campagne de formation et de sensibilisation en terme de faciliter de déplacement. La population cible est facile à atteindre le long du fleuve. De plus, la voie fluviale est le mode de transport le moins onéreux. Elle ne souffre pas -comme la voie routière- de dégradation et permet le transport de charges importantes, ce qui permettra aux formateurs de passer de campements en campements avec leur matériel didactique (tablettes, écran de projection) ainsi que la circulation d’une bibliothèque fluviale. Une attention particulière sera accordée aux jeunes (en particulier les jeunes filles) qui souffrent de troubles de communication à savoir des troubles de l’articulation et de la parole, de la voix, du langage oral et écrit. Pour accéder à la culture, il faut être en mesure de communiquer. Les enfants des campements rencontreront des orthophonistes (logopèdes) pour qu’une prise en charge précoce d’un handicape puisse être organisée, car il serait regrettable qu’à un isolement géographique s’ajoute à la fois un isolement culturel et une incapacité à communiquer.

La coopérative de pêcheurs  (Coopéqua) que je dirige couvre un large territoire dans les environs de Mbandaka  (RD Congo) et dispose d’une bonne logistique. Nous pensons que c’est la structure adéquate à utiliser pour atteindre les femmes de pêcheur et les jeunes filles. Une association de femmes de la diaspora congolaise sera associée au projet pour faciliter les échanges dans la mesure où des femmes s’adresseront à d’autres femmes.

 

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commentaires

Pivoine 11/04/2017 09:26

Eh oui!!!. La misère des uns est le fonds de commerce des autres. Triste réalité du monde associatif, l'humanitaire c'est le pire.

Alain 10/04/2017 10:56

Merci Pivoine. Ta remarque est pertinente. Je manque de partenaires sérieux. Seul l'argent les intéresse.

Pivoine 10/04/2017 09:03

Un très bon projet, en espérant que tes partenaires seront sérieux et motivés. Courage!

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