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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 21:02
Révolution française : la Gironde et la Montagne
 
La Gironde était le nom donné à un groupe politique pendant la Révolution française, qui siégeait à l’Assemblée législative (1er octobre 1791) et ensuite à la Convention nationale (10 août 1792). Ce groupe était composé majoritairement de députés issus de la bourgeoisie provinciale aisée des grands ports côtiers –notamment de la Gironde.
 
Durant les premiers mois de l’Assemblée législative et ensuite de la Convention nationale, les députés Girondins se sont violemment affrontés à un autre groupe de députés, les Montagnards.
 

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Figure 1 : la Convention, décembre 1792
 
Qui étaient les Montagnards ? Les députés de l’Assemblée législative siégeant sur les bancs les plus hauts de l’Assemblée –la Montagne- prirent le nom de Montagnards. Ils étaient proches de la petite bourgeoise, hostiles à la monarchie, et favorables à une démocratie –républicaine- fortement centralisée. Ils comptaient dans leur rang des leaders tels que Danton, Marat, et Robespierre.
 

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Figure 2 : Danton
 
Les députés des bancs les plus bas ont pris le nom « Plaine ou Marais ».
 
Robespierre comme plusieurs Montagnards faisaient partie d’un club de réflexion qui s’appelait « la société des amis de la constitution », plus connu sous le nom de « club des Jacobins », qui était en fait le nom du lieu où ils se réunissaient.
 
 
Un des différends qui opposaient les Girondins des Montagnards portait sur l’opportunité de la guerre. Les Girondins prônaient la guerre contre ceux qui en Europe encourageaient la résistance aux lois révolutionnaires ou n’observaient pas un gage de neutralité en désarmant les émigrés. En mars 1792, les Girondins l’emportent. Louis XVI forment un gouvernement composé de personnalités issues de leur groupe. Le 20 avril 1792 la guerre est déclarée à L’Autriche.
 
Robespierre, principale figure des Montagnards, était opposé à l’entrée en guerre de la France contre l’Autriche. Il jugeait imprudent cette décision qui faisait le jeu de Louis XVI, en renforçant le Roi et les ministres hostiles à la Révolution. Pour Robespierre, la France n’était pas prête à mener la guerre, la véritable menace selon lui ne provenait pas des émigrés, mais de l’intérieur du pays. En outre il estimait que cette guerre serait ruineuse pour les finances publiques, il valait mieux valoriser les droits du peuple. Il craignait que la guerre ne puisse également favoriser l’avènement d’une dictature militaire dont le leader serait La Fayette, responsable de la fusillade du Champs de mars de 1791.
 

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Figure 3 : Robespierre
Jugeant l’Assemblée législative incapable de préserver le pays de l’invasion étrangère et d’une dictature militaire, il prit parti pour une insurrection : la Commune insurrectionnelle de Paris, quelques instants après la prise des Tuileries le 10 août 1792 par les sans-culottes. Le jour même, la famille royale se réfugia à l’Assemblée. Les députés décrétèrent la création d’une nouvelle institution pour remplacer l’Assemblée législative : la Convention nationale.
 
La Commune de Paris (1789-1795) fut le nom donné au gouvernement révolutionnaire de Paris établi après la prise de la Bastille(1789).
 
L’ouverture effective de la Convention nationale eut lieu le 20 septembre 1792. Le lendemain la monarchie fut abolie et la I ère République fut proclamée.
 
A la Convention nationale, la Gironde, représentante de la riche bourgeoisie provinciale fut installée à droite et la Montagne – la petite bourgeoisie progressiste- à gauche. D’où les concepts actuels de la droite et de la gauche en politique. .
 
Le duel Girondins-Montagnards persistait. Les Girondins s’attaquèrent immédiatement à la Commune de Paris et aux Montagnards, qu’ils tenaient pour responsables des massacres du 2 au 7 septembre 1792.
 
A ce moment-là les Girondins, bien qu’ayant soutenu le Roi, dominaient la Convention nationale, et bénéficiaient de l’évolution favorable de la situation militaire (victoire de Jemappes, 6 novembre 1792). 
 
Quelques mois plus tard, le vent commençait à changer de direction. La situation militaire se dégradait (le 18 mars 1793 défaite de Neerwinden). Les Girondins furent définitivement compromis aux yeux du peuple suite à leur opposition à la création du Tribunal révolutionnaire –10 mars- et à la trahison de l’un de leurs en la personne de Dumouriez, le 1er avril 1793.
 
 
Afin d’enquêter sur les exactions de la Commune de Paris et de veiller sur la sécurité de la Convention nationale, les Girondins firent nommer une Commission des douze avec pouvoir d’arrestation. On assista alors à l’arrestation d’une personnalité importante de la Commune de Paris (Hébert). Marat –grand leader Montagnard- fut arrêté, puis libéré durant la même période, avril 1793.
 
 
 
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Figure 4 : Marat
 
Du 31 mai au 2 juin 1792, la Commune de Paris appuyé par les sans-culottes et la Montagne se liguèrent contre les Girondins, ils déclenchèrent des émeutes. Le 2 juin cernée par des insurgés, la Convention nationale vota l’arrestation de 31 députés Girondins. Suite à ces événements – un coup d’Etat - les Girondins furent définitivement évincés du pouvoir.
 
Le coup de force du 2 juin 1793 contre l'élite Girondine fédéraliste de la Convention a été durement ressenti dans le sud du pays: Lyon, Bordeaux, Marseille... font sécession à partir de juin 1793, amorçant une véritable "révolte des provinces" pour défendre le fédéralisme.
 
La Gironde éliminée la Convention était menée par les Montagnards.
 

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