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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 21:14
Révolution française : la Terreur
 
La Terreur, avec une majuscule, est le nom par lequel on désigne deux périodes de la Révolution française au cours desquelles la France est gouvernée par un pouvoir d’exception reposant sur la force, l’illégalité et la répression. Sa datation et sa définition restent imprécises. Toutefois, on distingue deux phases de Terreur.
 
La première va de la déchéance de Louis XVI, le 10 août 1792, à la proclamation de la République, le 21 septembre 1792.
 
La seconde période va de l’élimination des députés girondins le 2 juin 1793, à l’arrestation de Robespierre le 27 juillet 1794.
 
La Terreur est une période de dictature relativement stable. Le pouvoir était centralisé. Les autorités –après épuration – obéirent, la Convention votait sans discussion.
 
Dans le souci de ne pas être débordé par des interprétations abusives des mesures que la Convention prenait sous la pression des sans-culottes, le Convention tenait toujours à les encadrés par une loi. Ainsi elle conservait son autorité par rapport aux masses populaires. Tout devait se faire dans la légalité, même la Terreur.
 
Loi des suspects du 17 septembre 1793: « Est considéré comme suspects les parents d’émigrés, à moins qu’ils n’aient manifesté leur attachement à la Révolution ; tous ceux à qui un certificat de civisme a été refusé, les fonctionnaires suspendus ou destitués ; tous ceux qui se sont montré par leur conduite leurs relations par leur propos ou écrits partisans de la tyrannie ou du fédéralisme ; ceux qui ne peuvent justifier leurs moyens d’existence. »
 
Les comités révolutionnaires sont chargés de dresser la liste des suspects.
 
 
Le 10 octobre 1793, suite à un rapport de Saint-just, la Convention déclara le gouvernent de la France « révolutionnaire jusqu’à la paix ». En conséquence les ministres, les corps constitués sont placés sous la surveillance du Comité de Salut public, qui coordonne toute les mesures d’exception.
 

Saint-Just.jpg

Figure 1 : Saint-Just
 
Le Comité de Salut public a été crée le 6 avril 1793. Elle gouverne sous le contrôle de la Convention nationale dont il applique les décrets. Il a sous son « inspection immédiate» tous les corps constitués et tous les fonctionnaires publics. Il dirige la diplomatie, la guerre, la fabrication des armements, l’économie -sauf les finances-, ordonne des arrestations. Du Comité de Salut public dépendent les six ministres du conseil exécutif provisoire, puis des douze commissions exécutives ( 1 avril 1794). Le Comité de Salut publique est prépondérant par rapport aux commissions exécutives, qui sont nommés par la Convention sous sa proposition. Il représente la pensée du gouvernement et propose à la Convention les mesures les plus importantes. Ces attributions empiètent parfois avec celles du Comité de sûreté générale.
 
Le Comité de Salut public reprenait les prérogatives du Roi : un exercice collectif du pouvoir royal. Il n’était toutefois pas compétent pour les questions financières.
 
Saint-Just : « Il est impossible que les lois révolutionnaires soient exécutées si le gouvernement lui-même n’est pas constitué révolutionnairement ».
 
Robespierre : « Le Gouvernement révolutionnaire est un gouvernement de guerre. La Révolution est la guerre de la liberté contre ses ennemis. Quand l’ennemi sera vaincu, on reviendra au gouvernement constitutionnel : régime de la liberté victorieuse et paisible. Le Gouvernement révolutionnaire a besoin d’activité extraordinaire, il doit agir comme la foudre, briser toutes les résistances. On ne peut soumettre au même régime la paix et la guerre, la santé et la maladie ».
 
Comme Robespierre se voulait avant tout un démocrate, à la Terreur il va associer une autre notion : la vertu.
 
Il dit : « la Terreur n’est employée qu’au salut de la République. La vertu, principe fondamental du gouvernement démocratique ou populaire constitue la garantie que le Gouvernement révolutionnaire ne tourne pas au despotisme ».
 
« La vertu, c’est l’amour de la patrie et de ses lois, le dévouement magnanime qui confond tous les intérêts privés dans l’intérêt général ».
 
La Terreur fut organisée et légalisée par le Gouvernement révolutionnaire.
 
Quelles sont les causes de la fin de la Terreur et de la chute de Robespierre ?
 
Les causes sont multiples en voici quelques-unes. L’opinion publique était lassée par la Terreur, qui ne se justifiait plus suite aux victoires militaires engrangées sur tous les fronts (Fleurus 26 juin 1794). La bourgeoisie souhaitait une re-libéralisation totale des activités économiques. Le peuple parisien subissait de plus en plus l’inflation de fait de la rareté des approvisionnements. La Convention devenait impatiente de retrouver sa liberté. L’opposition –les Indulgents, la Plaine – s’est regroupé autour des représentants en province de la Terreur qui étaient rappelés à Paris, et qui se sentaient menacés : Carrier, Fouché, Barras, Fréron, Tallien.
 
Un politicien qui se sent menacé peut devenir très dangereux. Rappelez-vous : les leaders Montagnards ont éliminé les Girondins parce qu’ils se sentaient menacés par la Commission des douze.
 
Les comités de gouvernement, à savoir le Comité de Salut public et le Comité de sûreté générale ne s’entendaient plus, du fait de l’empiètement du Comité de Salut public sur ses prérogatives : la répression. Enfin la division au sein du Comité de Salut public. Robespierre, par ses éclatants services était devenu le véritable chef du gouvernement aux yeux de la France révolutionnaire. Or il ne ménageait pas la susceptibilité de ses collègues, peu expansif, distant, sévère envers les autres comme pour lui-même, au point de se demander s’il se comportait de la sorte par calcul, par ambition ou simplement parce que c’était son caractère, bref il avait un comportement qu’on pourrait qualifier de troublant et peu accommodant.
 
C’est le Comité de sûreté générale qui dirigeait la police de la Commune de Paris, et possédait, depuis le 10 août 1792, le pouvoir militaire; ce comité était également lié aux sans-culottes, qui contrôlaient de fait le ministère de la guerre.
 
La division régnait au sein du Comité de Salut public, aux oppositions de tempérament, aux conflits d’attribution (entre Carnot et Saint-Just sur des questions militaires), s’ajoutait la divergence des orientations sociales : certains (Carnot, Lindet) voulant défendre les intérêts des bourgeois conservateurs et d’autres (Billaud-Varenne, Collot d’Herbois) prônant l’application d’une politique de tendance « démocratie sociale ».
 
Le 27 juillet 1794, Robespierre est empêché de s’exprimer à la Convention et est invectivé de toutes parts. Il sera arrêté. Le lendemain il est condamné sans procès et guillotiné l'après-midi sous les acclamations de la foule, en compagnie de vingt et un de ses amis politiques dont Saint-Just.
 
10 août 1792
2 juin 1793
27 juillet 1793
10 juin 1794
27 juillet 1794
Les Tuileries
envahies, arrestation Roi
Arrestation des Girondins
Robespierre au Comité de Salut public
Tribunal révolutionnaire « renforcée »
Chute de Robespierre
Début de la Convention
 
Début de la Convention Montagnarde
La Terreur
Grande Terreur
Fin de la Terreur
Contexte général
 Le Roi refuse des décrets. Tentative de coup d’Etat de La Fayette
Commune Paris insurrectionnelle
Défaite militaire Enquête sur la Commune de Paris. Arrestation & libération de Marat. Trahison d’un Girondin
Assassinat de Marat
Capitulation de Mayence
Sécession
Loi des suspects Déchristianisation
Arrestation du maire de Paris
Conspiration déjouée
Finis les procès équitables
Victoire militaire (Fleurus)
Le Terreur ne se justifie plus
Lassitude, fini le soutien populaire
Personnages Principaux
Louis XVI
Danton
Robespierre
La Fayette
Hébert
Marat
Danton
Dumouriez
Robespierre
Saint-Just
Fouquier-Tinville
Barras
Billaud-Varenne
Fouché
 

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