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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 11:45
L’histoire du monde
 
1. Le paléolithique (-2 millions d’années)
 
Les premiers individus du genre Homo apparaissent. Nous assistons au début du processus d’hominisation : bipédie, usage d’outil.
 
L’homo habilis semble être le premier à avoir fabriqué des outils. Il a vécu exclusivement en Afrique. Volume du crânien de 700 cm³.
 
L’Homo erectus est apparu vers -1,8 millions d’années. Sa capacité crânienne est passé de 750 à 1 250 cm³, il a quitté très tôt l’Afrique pour conquérir d’autres continents.
 
C’est un être social, il ne se distingue pas en cela à d’autres mammifères. Sa vie sociale est réglementée, soumise à des rites et à des interdits, comme chez les grands singes actuellement. Il maîtrise le feu. Il n’utilise pas le langage articulé. C’était un hominidé proche de l’animal, incapable d’une pensée réfléchie, prisonnier de ses émotions, de ses peurs ou des ses envies.
 
Vers -150 000 avec l’avènement de l’Homo Sapiens nous assistons à une véritable explosion culturelle : l’invention du langage articulé, des mythes, de l’art. Il est capable d’une pensée réfléchie et voue un culte pour les morts.
 
Nous pensons qu’à ce stade il y a apparition du libre arbitre. L’Homo sapiens est un humain, capable de dominer ses instincts, de transcender sa nature profonde. C’est un être conscient. Il a créé un monde nouveau : celui des idées. C’est l’homme moderne dont nous sommes les descendants.
 
2. Néolithique
 
Avec le néolithique (-10 000 à -3 000) nous assistons à une révolution technique et sociale riche en conséquence : l’invention de l’agriculture et de la poterie. Avec l’agriculture on produit, et grâce à la poterie les produits agricoles peuvent être conservés.
 
L’agriculture va entraîner tout une série de changements que nous allons examiner :
 
  1. Dès le moment où on plante, on se met à attendre la récolte. On se donne un rendez-vous avec le temps. On commence à appréhender la notion du futur. On ressent le besoin de créer un calendrier.
  2. Le fait de mieux réfléchir sur le futur, éclaire sur la réalité de la condition humaine, nous avons conscient de notre âge ou du moins à quel stade nous sommes. Nous savons que la mort sera un jour au rendez-vous. Nous assistons à l’apparition des religions, des divinités.
  3. C’est avec la constitution des premiers villages stables, le rassemblement en communautés plus larges, qu’apparaissent la hiérarchie sociale, les grandes chefferies, les premières guerres et sans doute l’esclavage.
  4. Dans la cité les rencontres et les discussions se multiplient. Rassuré sur tous les besoins qu’on pourrait qualifier de primaires et à l’abri par rapport aux animaux sauvages, des individus vont développer davantage leur capacité intellectuelle, de l’homme conscient nous passons pour certains d’entre eux à l’homme sage. Début de la sagesse.
 
Avec la maîtrise des métaux, le néolithique ouvre l’humanité sur la civilisation. L’histoire proprement dite commence.
 
 
paléolithique
Néolithique
Chasse et cueillette. Nomadisme.
Agriculture et élevage. Sédentaire.
Homme conscient
Homme sage
Culte, magie.
Religion, divinités.
Art : naturalisme, reproduction, représentation d’animaux chassés.
Art : stylisation, création de symboles, l’homme se représente, il se met en scène.
 
 
3. L’Antiquité
 
L’Antiquité débute avec la naissance des grandes civilisations (mésopotamienne, égyptienne) au 3ème millénaire av. J.-C. et se termine avec la chute de l’Empire romain au Vème siècle après J.-C.
 
La culture des céréales qui s’est développée, il y a quelque dix mille ans en Afrique du Nord, au Moyen-Orient en Chine et en Inde, marquera un tournant pour les sociétés humaines. Les premières grande civilisations se sont construites sur la culture des céréales.
 
Des projets d’ingénierie de grande envergure furent mis en œuvre pour l’irrigation des champs. L’augmentation de la production agricole, des pillages (guerre d’agression) et du travail servile a fourni les réserves d’énergie suffisantes pour entretenir la croissance des populations urbaines non productives et pour maintenir en place des institutions sociales à la fois étendues et complexes.
 
La civilisation se distingue des sociétés primitives par l’exploitation, le traitement et la consommation de vastes quantités d’énergies : alimentaires, bois, force musculaire, énergies fossiles, etc.
 
Chaque civilisation s’est construite autour d’une idée, un concept, une mission, la conviction d’être conduite par un destin particulier. Le nombrilisme. Autour de cette idée centrale chaque civilisation mobilise son énergie humaine afin de produire de l’ordre et de se défendre contre des « pouvoirs du chaos ».
 
Pour porter ces idées mobilisatrices nous verrons apparaître un nouveau type d’êtres humains : un héros.
 
Un héros s’estime tissé d’une étoffe particulière et se sent destiné à accomplir une mission spéciale, différente de celle de tous les autres être humain : des rois charismatiques, des chefs de guerre, des explorateurs audacieux, des artistes surdoués, des chercheurs plus perspicaces que les autres, des hommes d’élites. Leurs points communs est d’avoir contribué à augmenter l’influence de leur peuple sur le monde.
 
Souvent les héros sont des personnages qui ont souffert d’injustice ou de dévalorisation. Ce mécontentement les a poussés à se dépasser pour faire changer le cours des choses. Les hommes heureux n’ont rien à gagner des changements.
 
Autre spécificité, il n’y a pas de civilisation sans ville, vice-versa.
 
 Civilisation
Année
Europe
Egypte
Afrique
- 2000
Age de la pierre
Moyen Empire
Age de la pierre sculptée
-1800
Bronze ancien
Domination des Hyksos
Peintures rupestres
- 1000
Age du fer
XXIIème dynastie
Peintures rupestres
 
4. La ville
 
Le développement économique et culturel sera accentué si la sécurité des citoyens est davantage assurée. Les hommes devraient pouvoir faire des stratégies à longtemps, sans être distraits par la peur.
 
Pour se protéger les hommes se sont regroupés d’abord en hordes nomades, puis en villages, et aussi en hameaux entourés de murs. Avec l’apparition des premières civilisations, grâce aux progrès dans l’agriculture –les céréales-, nous assistons à la création de grandes villes.

 
Une ville doit pouvoir être viable pour durer. C’est comme un organisme vivant qui a besoin de nourriture, qui la traite, l’absorbe, et la rejet sous forme de déchet. Elle doit pouvoir se protéger, s’agrandir, s’approvisionner à bas prix. Faute de bonnes conditions d’existence, elle peut mourir. Les villes les plus importantes dans le monde ont su tirer parti d’un atout déterminant que sont les fleuves : autoroute naturelle.
 
Le fleuve favorise le transport de denrées pour le commerce.
 
Toutes les principales villes de l’Antiquité –et même du monde contemporain- sont des villes fluviales : Athènes, Corinthe, Sparte, Alexandrie, Persépolis, Antioche, Jérusalem, Thèbes –capitale de l’Egypte antique-, Babylone, Rome, etc.
 
Autres villes fluviales : Paris, Lyon, Bordeaux, Bruxelles, Londres, Amsterdam, New York, Washington, Beijing, Varsovie, Saint-Pétersbourg, Montréal, Kinshasa, etc.
 
Examinons une ville contemporaine qui est en train de mourir : Kinshasa.
 
Les portes d’entrées d’une ville est sa bouche : les ports, les aéroports, les voies routières. Si la ville s’agrandit ses voies d’accès doivent aussi s’agrandir. Ce qui n’est pas le cas à Kinshasa.
 
Le marché constitue partout le cœur de la cité, il doit être facilement accessible grâce à de larges avenues. Le marché centrale à Kinshasa est confiné, très difficile d’accès.
 
Le marché central doit être relié par une large voie aux entrepôts, silos et réserves de nourriture qui doivent être à l’extérieur de la ville pour que les gros camions remorques ne viennent pas gêner la circulation. A Kinshasa les gros camions circulent partout sans aucune restriction.
 
L’évacuation des déchets ou le recyclage des ordures doit être un souci constant car si l’on ne s’en préoccupe pas, les rues deviennent des foyers de maladies propagées par les rats, les cafards et les mouches.
 
Il faut aussi penser à des rigoles pour évacuer l’eau de pluie, afin de prolonger la durer de vie des routes et d’éviter que l’eau stagnante soit une source de pollution ou ne favorise la prolifération de moustiques responsables de la malaria.
 
Le fait que le fleuve Congo n’est plus dragué, a fait que le système d’évacuation des eaux de la ville est bloqué par l’ensablement.
 
Le palais du chef de l’Etat et les demeures des principales autorités doivent être bien situés pour garantir leur sécurité sans constituer des entraves à la circulation.
 
Plusieurs services doivent être assurés : la fiscalité, la police, l’état-civile, les pompiers, l’armée, etc.
 
La religion est importante, pour assurer la cohésion du système émotionnel collectif.
 
L’école puis l’université transmettent la mémoire, les valeurs, la culture.
 
Parfois il y aura des situations de surpopulation qu’il faudra gérer.
 
Paléolithique
Humanoïde
Homme cueilleur-chasseur
Homme moderne
Homme conscient
Néolithique
Homme agriculteur-éleveur
Homme sage
Homme esclave
Antiquité
Homme citadin
Homme héroïque
Croissance des hommes esclaves
 
 
Avec les premières civilisations, nous assistons à l’émergence de pouvoirs politiques ou religieux. La genèse des Etats.
 
Un Etat est un pouvoir centralisé qui dispose d’une administration exerçant son contrôle sur un territoire donné, prélevant des impôts, instruisant la justice, imposant une loi commune, et organisant une armée nationale. Le passage d’une société sans Etat à une société étatique n’est pas une évolution implacable. Il existe une pluralité de situations intermédiaires, des avancées vers la centralisation ainsi que des replis communautaires. Rien n’est prédéterminé. La croissance démographique et les guerres favorisent en générale la constitution des Etats.
 
Le forme des Etats peuvent être très diverses : Cités-Etats, empires, monarchies, etc.
 
Les sources du pouvoir sont également multiples.
 
Nous pouvons avoir un pouvoir de type :
 
-         traditionnel basé sur l’hérédité. Le pouvoir provient du père, du chef, ou du conseil des anciens.
-         charismatique-émotionnel provenant d’une personnalité dotée d’une aura particulière. Elle fonde son pouvoir sur sa force de conviction, la propagande, et son magnétisme sur les foules.
-         légale-rationnelle qui s’appuie sur le droit, la fonction et non la personne. Le pouvoir est fondé sur la compétence et non l’origine sociale.
 
5. La chute de l’Empire romain (la fin de l’antiquité)
 
Rome doit sa grandeur à des conquêtes militaires éclatantes. Les conquêtes débutèrent par la prise de la Macédoine en 167 av J.-C. et son expansion prit fin avec la conquête de l’Egypte par Auguste. Les conquêtes furent des réussites puisque leurs butins permettaient de les financer tout en dégagent des excédents, au point que Rome distribuaient de l’argent à la plèbe –la classe laborieuse. Les Romains n’avaient plus à payer l’impôt pendant la dernière période de la république.

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A la fin de la période d’expansion, Rome est passé d’un régime de conquête à régime colonial, qui s’est révélé fort coûteux. Il fallait entretenir une grande armée d’occupation sur un vaste territoire, financer l’assistance sociale des citoyens romains vivant dans de grandes citées urbaines. Ne pouvant plus compter sur les revenus des pillages, Rome ne devait se baser que sur le développement de son agriculture.
 
L’Italie et le pourtour méditerranéen avaient complètement été déboisés. Le bois était vendu sur le marché comme combustible et matière première. Le sol était converti en pâturages ou plantés.

empire-romain.jpg
 
Les terrains ainsi dégagés étaient riche en minéraux et fertiles. Avec l’exposition des sols au soleil et les effets de l’érosion, les champs sont progressivement devenus infertiles. Et comme Le gouvernement de Rome vivait à 90% de revenu tiré de l’agriculture, au lieu de laisser  les sols déjà appauvris en jachère, il a au contraire encouragé l’intensifier de la production agricole.
 
La faillite des petites exploitations agricoles a accéléré l’exode rural, aggravant les problèmes de la survie dans les villes. Les augmentations d’impôts ne servaient plus à faire des investissements productifs (ponts, aqueduc, route, etc.) mais à alimenter une administration pléthorique ainsi que l’assistance sociale. L’Empire commençait à consommer son propre capital. Faute de ressource agricole, d’énergie –le bois-, d’investissement productif, l’Etat s’est effondré. L’armée ne pouvant plus être entretenue, les hordes de barbares commencèrent à s’arracher les lambeaux d’un Empire en pleine décomposition. Ce fut la chute de l’Empire romain.

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