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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 18:47

Femmes complexes

 

Elle est charmante, mais ça n’a pas marché. Elle aurait dû savoir d’instinct ce qui plaît aux hommes de ma catégorie. Nous ne sommes capables d’aimer que des femmes que nous ne comprenons pas, celles qui ont l’art de nous surprendre. Des femmes dotées d’une psychologie complexe, cachottières, sournoises et espiègles, qui réfléchissent et agissent discrètement, qui parlent peu et s’expriment avec le regard.


Pour nous plaire, elles doivent être insaisissables comme les serpents, enivrantes comme la liqueur d’une praline, séduisantes comme une fleur qui vient d’éclore au printemps. Nous aimons les femmes qui sont fragiles le jour, et qui se métamorphosent en femmes fatales la nuit. Un ange respecté par la plupart des personnes qui la connaissent, une déesse païenne pour un petit cercle d’initiés. Nous ne savons jamais si on embrasse la Belle au bois dormant ou une mante religieuse. Car les femmes que nous aimons se cachent derrière des insinuations, se dissimulent grâce à des approximations, et pratiquent à tout moment la simulation. Elles pleurent aussi facilement qu’elles rient. Capables de sauver, aptes à tuer. Tantôt elles essuient les larmes, tantôt elles infligent des blessures irréparables. Elles ne plaident jamais coupable et c’est nous qui brûlons sur le bûcher, en fin de partie.



Elles nous invitent à un jeu de piste où nous devons exploiter tous les indices, scruter les moindres détails et donner un sens à des faits, qui semblent fortuits. Elles nous entraînent dans un labyrinthe insoluble pour nos esprits rationnels. Leur excentricité contraste avec nos manières trop conventionnelles, prisonniers de notre éducation, coincés dans notre univers étriqué. Guidées par leur intuition, elles ne sont jamais aux endroits où nous pensons les trouver. Nous les perdons au moment où on croit les avoir conquises. Malgré nos efforts, nous ne trouverons jamais le chemin qui conduit aux femmes que nous aimons, alors que les fleuves trouvent toujours la route qui mène à la mer, sans se perdre dans les méandres. Cette quête permanente crée une certaine tension. Et c’est cette tension qui entretient la flamme de l’amour et surtout combat l’indifférence.

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commentaires

Pivoine 04/10/2009 09:22


Monsieur en a mis du temps pour arriver à scruter le fameux détail, étrange...


alain Bomboko 14/10/2009 20:51



Dans un premier temps cela m'a paru si naturel, ce n'est qu'après que j'ai réalisé. Ce fait mérite une analyse, ainsi qu'une interprétation. J'y penserai.

Je n'ai plus de tes nouvelles. Je t'attendais à Kin pour le mois d'octobre (qui s'achève).

Où es-tu Pivoine ?



Pivoine 01/10/2009 00:46


Comme elle me ressemble la femme que tu décris looooooool
Mi-ange mi-démon... hmmmm! c'est moi tout craché loooooool
Certains sentispationautes disent que "les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus", ce qui expliquerait la petite incompréhension qui pourrait exister entre eux.


alain Bomboko 03/10/2009 17:03



Pivoine;

C'est ton côté démon, qui suscite ma curiosité. Ton côté angle "ultra-pudique", pro-femmes du Kivu, pro-palestinienne,  pro-développement durable, je connais.

Dans le chapitre "scruter les détails", je vois qu'enfin tu me tutoies.

Alain




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