Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 18:44

Kayaks près de Kinshasa

 

 

Bientôt des kayaks sur la rivière Mai ndombé à 50 km de Kinshasa.

 

 

 

Mai-04-08-02

 

Renseignez-vous au 00 243 81 512 00 35

 

abomboko@hotmail.com

 

A bientôt

 

 

 

Repost 0
15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 16:24

Le village « Maï Ndombé Bac »

 

La coopérative, « COOPEQUA » que nous animons dispose d’un site de 20 hectares situé au confluent du fleuve Congo et de la rivière Maï Ndombé. A environ 50 Km au nord de Maluku, 130 Km du centre de Kinshasa, à la frontière entre Kinshasa et la province du Bandundu. Le site « Maï Ndombe Bac » est magnifique, bénéficiant d’un environnement vierge de toute construction à part un petit village, sans trafic routier important, bercé par le bruit de l’eau, le souffle du vent…et le piaillement des oiseaux.

 

Mai-Ndombe-vue.jpg

 

La COOPEQUA a opté pour le développement durable ou plus précisément les moyens d’existence durable (MED) dans cette zone péri-urbaine.

 

En quoi consiste cette démarche ? Elle se compose d’un objectif développement, et d’un cadre analytique qui permet de comprendre les facteurs déterminants sur la capacité des personnes à trouver des MED.

 

a) L’objectif de développement consiste à  la lutte contre la pauvreté. La durabilité sociale des initiatives entreprises sera atteinte si les deux mille habitants du village Maï Ndombé Bac deviennent des partenaires du mécanisme de leur  propre développement. Un développement qui tienne compte d’au moins quatre points fondamentaux :

 

  • La conservation de la diversité biologique
  • La sécurité alimentaire
  • L’éducation de la communauté
  • La protection de la santé

 

b) Le cadre analytique. A Maï Ndombé Bac, seule l’agriculture de subsistance est pratiquée en utilisant la culture sur brûlis. Les paysans apprécient cette technique qui mobilise rapidement des éléments fertilisants et donne de bons résultats à court terme. Ils négligent le fait que dans un contexte de climat tropical humide, le sol ainsi privé de sa végétation naturelle subit un lessivage accéléré. De plus, l’exposition du sol nu au soleil amplifie son évapotranspiration, la volatilisation des éléments organiques solubles dès que la température atteint 45°, la disparition des activités des micro-organismes, la montée capillaire des sels solubles à la surface du sol entraînant des sols salins.

 

Banane-Pl.jpg

 

 

Il n’y aucune mécanisation dans le village. Les outils aratoires sont rudimentaires : machette, houe, coupe-coupe. En fait, la population préfère s’adonner à la fabrication du charbon de bois qu’aux travaux des champs, et s’approvisionne au marché de Maluku –à 50 Km- pour se nourrir. Pourtant, les analyses granulométriques du sol ont montré une bonne fertilité. Je pense notamment  aux terres limoneuses proches de la rivière Maï Ndombé et du fleuve Congo.

 

Cette intense activité de fabrication de combustibles ligneux –source de revenu- a détruit la forêt dans les alentours du village Maï Ndombé Bac, et, par conséquent, prive cette communauté d’une source importante d’aliments riches en protéines :

 

  • chenilles, petits rongeurs,
  • Antilopes, sangliers,
  • Les poissons qui se nourrissaient des déchets organiques de la forêt
  • Champignons, tubercules.

 

Puis-je me permettre de citer la Bible où Dieu a dit : « Mon peuple périt faute de connaissance ». Cette phrase me revient à  l’esprit quand je pense à la population du village Maï Ndombé Bac.  Voilà des personnes en grandes difficultés, alors qu’elles disposent d’un approvisionnement inépuisable en eau douce, d’une terre arable plus que disponible, de magnifiques paysages au bord du fleuve, d’une chute à la rivière Maï Ndombé à faire frémir n’importe quel touriste de la planète.

Repost 0
5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 18:22
Quelques conseils pour survivre dans la jungle 


campement-MIKUNGU.JPG
 
 
1)      Toujours dormir les jambes légèrement écartées. Cela vous évitera d’être englouti par un boa. En effet s’il commence à vous avaler, il sera obligé de s’arrêter au niveau de votre bassin. Vous aurez alors le temps de vous réveiller pour l’achever à coup de hache.

boa.jpg

 

 
2)      Si vous rencontrez un léopard, il ne faut jamais montrer des signes d’agressivité. Sachez que le léopard n’aime pas manger l’être humain, car il le trouve salissant. Le léopard -ou la panthère- est un animal extrêment propre, vous ne verrez jamais un léopard sale dans la nature. Or quand il mange un humain, il y a du sang qui vient éclabousser son beau pelage. Il a horreur de cela ; il arrête directement de manger. Donc il n’attaque l’homme que quand il se sent menacé ou quand il risque lui-même de mourir de faim. Ce qui est très rare.

L--op.jpg
 
 
3)      Si un éléphant vous attrape dans la jungle restez calme et concentré. Au cas où il veut se débarrasser de vous il procédera de la manière suivant : il vous projettera en l’air grâce à sa trompe et il attendra que vous tombiez sur ses défenses pour mourir empalé. Soyez plus malin que lui. Il faut repérer une des branches de l’arbre le plus proche de façon à vous y agripper. Restez y le plus longtemps possible et si possible déplacez-vous jusqu’à atteindre le tronc de l’arbre. Surtout ne jamais uriner sur lui, sinon il vous retrouvera à l’odeur où que vous vous cachiez. N’oubliez pas qu’il a une bonne mémoire.

--l--phant.jpg
 
 
Conclusion : si vous survivez à tous ces dangers grâce à mes conseils, pensez à m’envoyer ne fût-ce qu’un mail de remerciement, cela me fera plaisir. Vous devez aussi savoir une dernière chose en tant que rescapé : si vous avez survécu à la blessure d’un serpent, vous êtes quitte pour le restant de votre vie, vous êtes comme immunisé et plus aucun serpent n’osera vous mordre encore. En revanche si vous avez été blessé par un léopard, sachez qu’il  n’aura de cesse de vouloir vous achever. C’est un animal rusé, rancunier, susceptible, et revanchard. Fermé toujours bien à double tour votre porte d’entrée. Votre vie est en danger même si vous habitez à Paris. Et surtout ne m’invitez pas à dormir chez vous.
 
A bientôt !!! dans la jungle…Bien sûr.
 
 
 panth--re.jpg
 
 
 
 
Repost 0
22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 08:38
La nature n'est jamais généreuse 
 
Par Alain Bomboko,
Ingénieur Commercial Solvay
Armateur
 
Actuellement je partage ma vie entre Bruxelles, Kinshasa et Mbandaka. Je suis un armateur. J’ai deux bateaux, et je navigue régulièrement entre Kinshasa et Mbandaka sur le fleuve Congo, soit une distance de 700 km et environ 6 jours de voyage. Je traverse la jungle, la savane boisée, la savane herbeuse, et toutes sortes de paysages magnifiques. J’ai donc l’occasion d’observer de près la nature dans toute sa splendeur. Il m’arrive de passer des journées entières sur mon bateau sans croiser âme qui vive. Je suis alors plongé dans le calme absolu, le repos, la quiétude, le bien-être, loin des tracasseries et des bruits de la vie moderne que nous devons supporter dans nos grandes villes polluées.
 

image-00040.jpg

Mon bateau au Congo

 
Ayant bien observé la nature en R D Congo, je peux vous dire qu’elle est très belle, fascinante et luxuriante. Ce que je peux vous dire aussi c’est qu’elle n’est pas du tout généreuse, parfois dangereux, et presque toujours inhospitalière.
 
 
Nous vivons avec trois mythes tenaces : celui d’Adam et Eve dans le paradis terrestre et dans une moindre mesure avec les mythes de Robinson Crusoé et de Tarzan.
 
 
Sur la ligne de l’Equateur, on s’aperçoit tout de suite que la nature sauvage est au summum de ses capacités productives. Les arbres sont gigantesques, la végétation est surabondante, la faune est variée et omniprésente. Au début je me suis dis c’est « super », je vais pouvoir manger d’excellents fruits « exotiques », cultivés ou sauvages, un peu comme Tarzan qui rentrait de la jungle les bras remplis de fruits tropicaux pour les offrir à Jane, vous vous rappelez sûrement ces scènes-là. J’ai bien vite dû déchanter, dans ces régions équatoriales, il n’y pratiquement pas de fruits. Il y très peu de fruits cultivés, et encore moins des fruits sauvages.
 
 
Après d’âpres recherches, j’ai vu qu’il y avait assez bien d’ananas, des papayes, des bananes (toutes petites), rarement des oranges (de couleur verte) et aussi de la canne à sucre. Pas de mangue.

Mangue.jpg

 
J’ai constaté que les villageois n’étaient pas friands de fruits et de légumes. Ils préfèrent de loin manger un bon gibier ou un bon poisson cuit dans des feuilles de bananier. « Pourquoi perdre son temps à manger des fruits ? »
 
 
Les villageois ne comprenaient pas pourquoi je demandais à manger des fruits avec tant d’insistance. Ils me regardaient avec de grands yeux étonnés « d’où sort-il celui-là ». J’ai fini par comprendre leur réaction. En fait, je demandais une nourriture qui n’intéresse personne et qui est consommée qu’occasionnellement. C’est l’équivalent d’une pâtisserie en Europe. Comment réagiriez-vous si vous rencontrez à Bruxelles par exemple une -grande- personne qui vous demande avec insistance de manger des pâtisseries ?
 
L’image de la nature généreuse, remplie de fruits et de nourriture pour nous les humains, ses enfants chéris, a pris un sérieux coup. Et cette représentation de villageois sains, vivant de la cueillette, en harmonie avec la nature, ne consommant qu’une nourriture équilibrée et variée s’est rapidement effondrée.
 
 
Dans un contexte pareil, même Robinson Crusoé ne tiendrait pas le coup. Une semaine, c’est trop. Et ses eaux de sources limpides qu’on voit à la télé ? Je n’ai rien vu de tout cela. Dans la jungle toutes les eaux sont noirâtres à cause de l’intense décomposition organique. Les villageois la boivent telle qu’elle est. Pour ma part, j’avoue que je n’ai pas osé. Je suis certain que Robinson serait mort après le premier verre.
 
En voyant le peu de variété de la nourriture que consomment les villageois dans les campements, je me suis posé de terribles questions : et si la nature n’avait rien à nous proposer, et si elle n’avait pratiquement rien prévu pour nous nourrir « localement » ?
 
Cette question peut vous surprendre. Et pourtant réfléchissez un peu, sur les milliers d’espèces végétales ou animales combien sont comestibles ?
 
Nous avons l’impression de disposer d’une nourriture riche et variée dans les villes des pays développés. C’est effectivement le cas, grâce aux efforts des hommes qui ont rassemblé des denrées alimentaires en provenance des quatre coins de la planète. C’est un phénomène artificiel. En Belgique, il y a 100 ans, plus de 90 % de la population n’avaient jamais vu une orange.

 
La mangue n’est pas un fruit de l’Afrique, elle a été introduite. Elle provient de l’Inde. Le Cacao, le maïs, le manioc proviennent de l’Amérique du Sud, etc. 
 
Aujourd’hui la nature est à la mode. C’est très bien. Mais nous oublions de mettre l’homme au centre du débat. C’est l’homme, spécialement dans les pays en voie de développement qui doit être au centre de nos préoccupations.
 
 
Pendant que j’écris ces lignes je suis à Bruxelles. Ce matin j’étais dans un supermarché pour faire mes cours. Je sais que ce supermarché appartient à une grande chaîne de distribution qui possède une centrale d’achat, où tous les produits sont contrôlés (respect des normes sanitaires). Dans ce que je vais manger, il y aura sûrement quelques produits génétiquement modifiés en provenance du Brésil ou des Etats-unis. Qui sait si dans ma viande hachée, il n’y a pas un peu de vache folle ou de cochon fou ? Je sais que le poulet que j’ai acheté n’a certainement jamais vu un rayon de soleil. Enfin, j’espère que mes superbes côtes d’agneau ne proviennent pas d’un mouton qui a souffert de la maladie de la langue bleue.
 
 
Dans quelques jours, j’irai revoir mes amis villageois dans la forêt vierge congolaise. Je vais devoir prendre l’avion, et donc contribuer à la pollution des hautes couches atmosphériques. Une fois sur place, je vais leur parler du développement durable, du commerce équitable, de la bio-diversité, de la gestion des écosystèmes, de la sécurité alimentaire, de la lutte contre la pauvreté, du réchauffement climatique, des gaz à effets de serre, des puits de carbone, du protocole de Kyoto, du pacte écologique, de la couche d’ozone, de la fonte de la banquise, des déchets nucléaires, etc. Ils vont de nouveau me regarder avec de grands yeux étonnés. Et à ce moment-là je leur redemanderai une nouvelle fois, s’ils n’ont pas de fruits…

image-00052.jpg

Mon bateau sur le fleuve Congo

 
Certains écologistes amoureux de la nature cachent mal leur manque d’amour pour les hommes. C’est trop facile de faire de l’écologie quand on vient d’un pays riche. Nous nous disons préoccupé par l’avenir de la planète, alors que tout notre confort est basé sur le non-respect des principes écologiques que nous croyons défendre. En plus c’est tellement facile de donner des leçons aux autres. Il faudrait plutôt penser à améliorer les conditions de vie des pauvres populations rurales de l’Afrique. Il faut également les aider à améliorer la qualité nutritionnelle de leur alimentation.
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de alain Bomboko
  • Le blog de alain Bomboko
  • : Tout apprendre sur la R D Congo, son histoire & son actualité. Propositions et analyses pour le développement du Congo-Kinshasa
  • Contact

Recherche

Liens