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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 21:27
La terreur : comparaison entre Robespierre et Mobutu
 
Le 27 juillet 1793, Robespierre fut nommé au Comité de salut public, organe de gouvernement révolutionnaire. La situation était extrêmement difficile à gérer. Comment gouverner avec une double base sociale aussi hétérogène : sans-culotterie et bourgeoisie Montagnarde ?
 
Robespierre, comme son fidèle collègue Saint-Just, demeura prisonnier de ses contradictions : ils étaient l’un et l’autre suffisamment conscients des intérêts de la bourgeoisie pour s’attacher totalement à la sans-culotterie, mais trop attentifs aux besoins des sans-culottes pour trouver grâce aux yeux des bourgeois. En septembre 1794, Robespierre ne pouvant plus compter sur « un parti politique discipliné » -les jacobins ainsi les sections populaire-, ni sur une classe sociale entièrement acquise à sa cause, sans base sociale et politique, sa chute devenait inévitable.

robespierre.jpg
Robespierre

 
 
Après son règne la Révolution « bourgeoise » a pu reprendre son cours « normal ». La sans-culotterie a été écarté du pouvoir.
 
A l’indépendance du Congo, il y avait une situation semblable : un peuple sans cadre congolais pour diriger, une administration et une armée dirigées par les Belges, toute l’économie aux mains des étrangers qui ont transféré tous les sièges sociaux importants en Europe la veille du jour de la proclamation de l’indépendance. En résumé nous avions une sans-culotterie noire d’un côté et de l’autre des bourgeois, des nobles et des aristocrates blancs. Donc une base sociale encore plus hétérogène que celle de 1794 en France. Comment gérer une situation pareille ?
 
Mobutu aussi a été victime des ses contradictions : défenseur du peuple avec sa politique de l’authenticité et pro-occidental par pur réalisme politique. Les deux l’ont lâché. Contrairement à Robespierre, il a pu durer au pouvoir grâce à son parti unique, le MPR.
 
Les occidentaux voulant sa perte, ils ont exigé le multipartisme, comme s’ils savaient que cela allait précipiter sa chute. Sans base sociale, en l’absence d’une classe sociale fidèle, et dans la confusion des nouveaux partis politiques son régime s’est effondré. L’Etat congolais a été entraîné dans la chute, avec les conséquences que tout le monde connaît aujourd’hui.
 
Les Congolais ont été piégé, ils n’ont rien compris. Le problème du Congo, ce n’était pas Mobutu. La preuve Mobutu est parti, et la situation ne va pas mieux, loin s’en faut. Les Congolais aurait dû être unis face à la communauté internationale et leur dire d’une seule voix ceci : débarrassez-nous de toutes ces ONG inutiles et de la tutelle FMI-Banque Mondiale, aidez-nous à créer une véritable classe moyenne, et rétablissons l’autorité de l’Etat. Ensuite nous-mêmes nous cheminerons progressivement sous la pression de la classe moyenne vers une démocratie moderne.
 
 
 
 mobutu.jpg
Mobutu
 
 
Je ne suis pas persuadé qu’au départ Mobutu, ni Robespierre souhaitaient appliquer une politique de la Terreur. Ils ont été poussés par la « sans-culotterie », à savoir le mouvement populaire, et les circonstances. Par tradition tous les sans-culottes du monde –et de tout temps- ont une tendance à être violents.
 
Par les sans-culottes, un terme emprunté à la Révolution française, j’entends le peuple représenté par ses deux composantes : les masses populaires et l’élite intellectuelle issue des masses populaires.
 
A la fin du règne de Robespierre, les bourgeois ont repris en main la gestion de la France dans l’intérêt de son développement économique. En revanche à la fin du règne de Mobutu, ses sans-culottes à lui qu’il contrôlait, ont été remplacés par d’autres sans-culottes… On n’est pas sorti de l’auberge.
 
Avec la zaïrianisation Mobutu avait pensé créer une classe bourgeoise congolaise, qui aurait peut-être pu lui succéder au pouvoir. Malheureusement au même moment, il y a eu le choc pétrolier de fin 1973 qui a entraîné une crise économique mondiale.
 
La chute
 
Robespierre n’a pas pu stopper la Terreur. C’était comme une machine qui s’est emballée. A un moment donné la Terreur ne se justifiait plus, mais il a persisté. Peut-être avait-il peur que ses crimes ne le rattrapent. La classe politique française de l’époque, représentée à la Convention nationale a jugé qu’il fallait mettre un terme à tout cela. Finalement il est mort guillotiné comme la plupart de ses victimes, abandonné par tous.
 
Mobutu aussi est mort abandonné par tous.
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 21:22
Révolution française : le Tribunal révolutionnaire
 
Le 10 mars 1793, le Tribunal révolutionnaire fut institué pour connaître « de toute entreprise contre-révolutionnaire ». Nommé par la Convention, il juge suivant une procédure simplifiée, le jury d’accusation a été supprimé, et les jugements sont sans appel. Pour les rebelles et les émigrés, le procès était réduit à la simple constatation de l’identité et au prononcé de la peine de mort. La défense et l’interrogatoire préalable des accusées furent supprimés. Le Tribunal n’eut le choix qu’entre l’acquittement et la peine de mort –pas d’emprisonnement. Il fut dirigé de main de maître par le très zélé Fouquier-Tinville, accusateur public.

Fouquier-Tinville.jpg

 
 
Selon la loi, lors de la « grande terreur », 10 juin 1794, la définition des ennemis de la Révolution est prise un sens large –on ne peut plus large. En effet, est considéré comme ennemi du peuple : « Tous ceux qui auront secondé les projets des ennemis de la France, en persécutant et en calomniant le patriotisme, ceux qui auront cherché à inspirer le découragement, à dépraver les mœurs, à altérer la pureté et l’énergie des principes révolutionnaires, tous ceux qui, par quelque moyen que ce soit et de quelque dehors qu’ils se couvrent, auront attenté à la liberté, à l’unité, à la sûreté de la République ou travaillé à en empêcher l’affermissement ».
 
 
 « Je ne suis qu’une hache. Peut-on condamner une hache ? » (Fouquier-Tinville, 1795). Paroles prononcées lors de son procès.
 
La Terreur aurait fait entre 35 et 40 000 morts (Donald Greer, historien).
 

guillotine.jpg

 
 
Exécution à la guillotine
 
 
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 21:14
Révolution française : la Terreur
 
La Terreur, avec une majuscule, est le nom par lequel on désigne deux périodes de la Révolution française au cours desquelles la France est gouvernée par un pouvoir d’exception reposant sur la force, l’illégalité et la répression. Sa datation et sa définition restent imprécises. Toutefois, on distingue deux phases de Terreur.
 
La première va de la déchéance de Louis XVI, le 10 août 1792, à la proclamation de la République, le 21 septembre 1792.
 
La seconde période va de l’élimination des députés girondins le 2 juin 1793, à l’arrestation de Robespierre le 27 juillet 1794.
 
La Terreur est une période de dictature relativement stable. Le pouvoir était centralisé. Les autorités –après épuration – obéirent, la Convention votait sans discussion.
 
Dans le souci de ne pas être débordé par des interprétations abusives des mesures que la Convention prenait sous la pression des sans-culottes, le Convention tenait toujours à les encadrés par une loi. Ainsi elle conservait son autorité par rapport aux masses populaires. Tout devait se faire dans la légalité, même la Terreur.
 
Loi des suspects du 17 septembre 1793: « Est considéré comme suspects les parents d’émigrés, à moins qu’ils n’aient manifesté leur attachement à la Révolution ; tous ceux à qui un certificat de civisme a été refusé, les fonctionnaires suspendus ou destitués ; tous ceux qui se sont montré par leur conduite leurs relations par leur propos ou écrits partisans de la tyrannie ou du fédéralisme ; ceux qui ne peuvent justifier leurs moyens d’existence. »
 
Les comités révolutionnaires sont chargés de dresser la liste des suspects.
 
 
Le 10 octobre 1793, suite à un rapport de Saint-just, la Convention déclara le gouvernent de la France « révolutionnaire jusqu’à la paix ». En conséquence les ministres, les corps constitués sont placés sous la surveillance du Comité de Salut public, qui coordonne toute les mesures d’exception.
 

Saint-Just.jpg

Figure 1 : Saint-Just
 
Le Comité de Salut public a été crée le 6 avril 1793. Elle gouverne sous le contrôle de la Convention nationale dont il applique les décrets. Il a sous son « inspection immédiate» tous les corps constitués et tous les fonctionnaires publics. Il dirige la diplomatie, la guerre, la fabrication des armements, l’économie -sauf les finances-, ordonne des arrestations. Du Comité de Salut public dépendent les six ministres du conseil exécutif provisoire, puis des douze commissions exécutives ( 1 avril 1794). Le Comité de Salut publique est prépondérant par rapport aux commissions exécutives, qui sont nommés par la Convention sous sa proposition. Il représente la pensée du gouvernement et propose à la Convention les mesures les plus importantes. Ces attributions empiètent parfois avec celles du Comité de sûreté générale.
 
Le Comité de Salut public reprenait les prérogatives du Roi : un exercice collectif du pouvoir royal. Il n’était toutefois pas compétent pour les questions financières.
 
Saint-Just : « Il est impossible que les lois révolutionnaires soient exécutées si le gouvernement lui-même n’est pas constitué révolutionnairement ».
 
Robespierre : « Le Gouvernement révolutionnaire est un gouvernement de guerre. La Révolution est la guerre de la liberté contre ses ennemis. Quand l’ennemi sera vaincu, on reviendra au gouvernement constitutionnel : régime de la liberté victorieuse et paisible. Le Gouvernement révolutionnaire a besoin d’activité extraordinaire, il doit agir comme la foudre, briser toutes les résistances. On ne peut soumettre au même régime la paix et la guerre, la santé et la maladie ».
 
Comme Robespierre se voulait avant tout un démocrate, à la Terreur il va associer une autre notion : la vertu.
 
Il dit : « la Terreur n’est employée qu’au salut de la République. La vertu, principe fondamental du gouvernement démocratique ou populaire constitue la garantie que le Gouvernement révolutionnaire ne tourne pas au despotisme ».
 
« La vertu, c’est l’amour de la patrie et de ses lois, le dévouement magnanime qui confond tous les intérêts privés dans l’intérêt général ».
 
La Terreur fut organisée et légalisée par le Gouvernement révolutionnaire.
 
Quelles sont les causes de la fin de la Terreur et de la chute de Robespierre ?
 
Les causes sont multiples en voici quelques-unes. L’opinion publique était lassée par la Terreur, qui ne se justifiait plus suite aux victoires militaires engrangées sur tous les fronts (Fleurus 26 juin 1794). La bourgeoisie souhaitait une re-libéralisation totale des activités économiques. Le peuple parisien subissait de plus en plus l’inflation de fait de la rareté des approvisionnements. La Convention devenait impatiente de retrouver sa liberté. L’opposition –les Indulgents, la Plaine – s’est regroupé autour des représentants en province de la Terreur qui étaient rappelés à Paris, et qui se sentaient menacés : Carrier, Fouché, Barras, Fréron, Tallien.
 
Un politicien qui se sent menacé peut devenir très dangereux. Rappelez-vous : les leaders Montagnards ont éliminé les Girondins parce qu’ils se sentaient menacés par la Commission des douze.
 
Les comités de gouvernement, à savoir le Comité de Salut public et le Comité de sûreté générale ne s’entendaient plus, du fait de l’empiètement du Comité de Salut public sur ses prérogatives : la répression. Enfin la division au sein du Comité de Salut public. Robespierre, par ses éclatants services était devenu le véritable chef du gouvernement aux yeux de la France révolutionnaire. Or il ne ménageait pas la susceptibilité de ses collègues, peu expansif, distant, sévère envers les autres comme pour lui-même, au point de se demander s’il se comportait de la sorte par calcul, par ambition ou simplement parce que c’était son caractère, bref il avait un comportement qu’on pourrait qualifier de troublant et peu accommodant.
 
C’est le Comité de sûreté générale qui dirigeait la police de la Commune de Paris, et possédait, depuis le 10 août 1792, le pouvoir militaire; ce comité était également lié aux sans-culottes, qui contrôlaient de fait le ministère de la guerre.
 
La division régnait au sein du Comité de Salut public, aux oppositions de tempérament, aux conflits d’attribution (entre Carnot et Saint-Just sur des questions militaires), s’ajoutait la divergence des orientations sociales : certains (Carnot, Lindet) voulant défendre les intérêts des bourgeois conservateurs et d’autres (Billaud-Varenne, Collot d’Herbois) prônant l’application d’une politique de tendance « démocratie sociale ».
 
Le 27 juillet 1794, Robespierre est empêché de s’exprimer à la Convention et est invectivé de toutes parts. Il sera arrêté. Le lendemain il est condamné sans procès et guillotiné l'après-midi sous les acclamations de la foule, en compagnie de vingt et un de ses amis politiques dont Saint-Just.
 
10 août 1792
2 juin 1793
27 juillet 1793
10 juin 1794
27 juillet 1794
Les Tuileries
envahies, arrestation Roi
Arrestation des Girondins
Robespierre au Comité de Salut public
Tribunal révolutionnaire « renforcée »
Chute de Robespierre
Début de la Convention
 
Début de la Convention Montagnarde
La Terreur
Grande Terreur
Fin de la Terreur
Contexte général
 Le Roi refuse des décrets. Tentative de coup d’Etat de La Fayette
Commune Paris insurrectionnelle
Défaite militaire Enquête sur la Commune de Paris. Arrestation & libération de Marat. Trahison d’un Girondin
Assassinat de Marat
Capitulation de Mayence
Sécession
Loi des suspects Déchristianisation
Arrestation du maire de Paris
Conspiration déjouée
Finis les procès équitables
Victoire militaire (Fleurus)
Le Terreur ne se justifie plus
Lassitude, fini le soutien populaire
Personnages Principaux
Louis XVI
Danton
Robespierre
La Fayette
Hébert
Marat
Danton
Dumouriez
Robespierre
Saint-Just
Fouquier-Tinville
Barras
Billaud-Varenne
Fouché
 
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 21:09
Révolution française : le Mouvement Populaire
 
La Terreur, dont le principal animateur était Robespierre, fut mise en marche sous la pression du mouvement populaire.
 
En France, le mouvement populaire s’est manifesté dès le printemps 1789 ; il faut en rechercher les origines dans l’aggravation des conditions matérielles de l’existence des boutiquiers, artisans et travailleurs parisiens, bien avant la Révolution. Ce mouvement, qui aux époques de crises a permis à la révolution bourgeoise de l’emporter, incarne malgré tout une vision de la société très différente de celle de la bourgeoisie.
 
Une des différences majeures entre la bourgeoisie et la sans-culotterie (mouvement populaire) est la conception de la propriété privée. Pour le bourgeois, la propriété est un droit naturel absolu que rien ne saurait limiter. Mais, pour le sans-culotte, la propriété ne se conçoit que fondée sur le travail personnel et limitée par le besoin de tous, la propriété n’a de base que l’étendue des besoins physiques.
 
Le sans-culotte ne respecte pas le sacro-saint principe de l’inviolabilité de la propriété privée.
 
Un autre exemple de différence était la conception de la démocratie. Les sans-culottes étaient favorables à un gouvernement direct : contrôle des élus, droit pour le peuple de révoquer leur mandat, vote à haute voix ou par acclamation. Ce comportement politique s’opposait à la démocratie libérale, dont le mandat parlementaire est protégé par la constitution.
 
La Montagne avait triomphé de la Gironde grâce aux sans-culottes parisiens, mais elle entendait résister à la pression populaire qui se manifestait avec de plus en plus de force, poussée par la crise économique. Il était hors de question pour les Montagnards de réaliser l’ensemble du programme politique et social que les militants populaires du comité insurrectionnel du 31 mai avaient mis en avant : taxation de toutes les denrées de première nécessité, fixation des prix et non des salaires, arrestation de tous les suspects, épuration des armés et de l’administration -en particulier- des nobles, etc. 
 
N’oublions pas que les Montagnards provenaient pour la plupart de la petite bourgeoisie, donc ils étaient avant tout des bourgeois. Ils ne souhaitaient pas s’aliéner le soutien des possédants et de la classe bourgeoise qui étaient restés neutres dans le conflit qui les a opposé à la Gironde. Ils étaient également conscients que seule la bourgeoisie était capable de fournir les cadres nécessaires pour gouverner le pays. En plus, selon eux les mesures préconisées par la sans-culotterie n’allaient pas toutes, loin s’en faut, dans le sens des intérêts de la France.
 
Malgré leurs divergences, l’alliance entre la sans-culotterie et la bourgeoisie montagnarde était cimentée par leur haine commune de l’ancien régime, dont ils redoutaient une possible contre-Révolution. La Montagne ne pouvant vaincre seule, elle dut se rallier au programme populaire. Comme elle tardait à l’appliquer, les sections populaires multiplièrent des démarches et des pétitions.
 
Pour défendre le pays, le mouvement populaire demandait la levée en masse –enrôlement forcé- , la terreur –la loi des suspect- et une économie dirigée, à savoir : fixation des prix de bien de première nécessité et des matières, le maximum des fortunes déterminées par la loi, etc.
 
Pour contenir la pression revendicatrice des sans-culottes et se laver du reproche de dictature, la Convention entendait faire voter le plus rapidement possible une constitution. La Constitution dite de 1793, votée le 24 juin, fixait les traits essentiels d’un régime de démocratie politique. Elle n’a malheureusement pas pu être mise en pratique à cause de l’instabilité qui régnait dans le pays.
 
Le 4 septembre l’effervescence populaire longtemps contenue éclata. Des rassemblements d’ouvriers se portèrent à la Commune de Paris pour réclamer du pain. Le 5 septembre 1793 des sections populaires s’assemblèrent en long cortège et marchèrent sur la Convention. Elle fut pacifiquement investi et envahie : les députés délibérèrent sous les regards du peuple. La Convention décréta l’arrestation des suspects. 
LaTerreur a été mise à l’ordre du jour, plusieurs libertés furent suspendues.
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 21:02
Révolution française : la Gironde et la Montagne
 
La Gironde était le nom donné à un groupe politique pendant la Révolution française, qui siégeait à l’Assemblée législative (1er octobre 1791) et ensuite à la Convention nationale (10 août 1792). Ce groupe était composé majoritairement de députés issus de la bourgeoisie provinciale aisée des grands ports côtiers –notamment de la Gironde.
 
Durant les premiers mois de l’Assemblée législative et ensuite de la Convention nationale, les députés Girondins se sont violemment affrontés à un autre groupe de députés, les Montagnards.
 

convention-couleur.jpg

 
Figure 1 : la Convention, décembre 1792
 
Qui étaient les Montagnards ? Les députés de l’Assemblée législative siégeant sur les bancs les plus hauts de l’Assemblée –la Montagne- prirent le nom de Montagnards. Ils étaient proches de la petite bourgeoise, hostiles à la monarchie, et favorables à une démocratie –républicaine- fortement centralisée. Ils comptaient dans leur rang des leaders tels que Danton, Marat, et Robespierre.
 

danton.jpg

 
 
Figure 2 : Danton
 
Les députés des bancs les plus bas ont pris le nom « Plaine ou Marais ».
 
Robespierre comme plusieurs Montagnards faisaient partie d’un club de réflexion qui s’appelait « la société des amis de la constitution », plus connu sous le nom de « club des Jacobins », qui était en fait le nom du lieu où ils se réunissaient.
 
 
Un des différends qui opposaient les Girondins des Montagnards portait sur l’opportunité de la guerre. Les Girondins prônaient la guerre contre ceux qui en Europe encourageaient la résistance aux lois révolutionnaires ou n’observaient pas un gage de neutralité en désarmant les émigrés. En mars 1792, les Girondins l’emportent. Louis XVI forment un gouvernement composé de personnalités issues de leur groupe. Le 20 avril 1792 la guerre est déclarée à L’Autriche.
 
Robespierre, principale figure des Montagnards, était opposé à l’entrée en guerre de la France contre l’Autriche. Il jugeait imprudent cette décision qui faisait le jeu de Louis XVI, en renforçant le Roi et les ministres hostiles à la Révolution. Pour Robespierre, la France n’était pas prête à mener la guerre, la véritable menace selon lui ne provenait pas des émigrés, mais de l’intérieur du pays. En outre il estimait que cette guerre serait ruineuse pour les finances publiques, il valait mieux valoriser les droits du peuple. Il craignait que la guerre ne puisse également favoriser l’avènement d’une dictature militaire dont le leader serait La Fayette, responsable de la fusillade du Champs de mars de 1791.
 

250px-Labille-Guiard-Robespierre-1-.JPG

 
 
Figure 3 : Robespierre
Jugeant l’Assemblée législative incapable de préserver le pays de l’invasion étrangère et d’une dictature militaire, il prit parti pour une insurrection : la Commune insurrectionnelle de Paris, quelques instants après la prise des Tuileries le 10 août 1792 par les sans-culottes. Le jour même, la famille royale se réfugia à l’Assemblée. Les députés décrétèrent la création d’une nouvelle institution pour remplacer l’Assemblée législative : la Convention nationale.
 
La Commune de Paris (1789-1795) fut le nom donné au gouvernement révolutionnaire de Paris établi après la prise de la Bastille(1789).
 
L’ouverture effective de la Convention nationale eut lieu le 20 septembre 1792. Le lendemain la monarchie fut abolie et la I ère République fut proclamée.
 
A la Convention nationale, la Gironde, représentante de la riche bourgeoisie provinciale fut installée à droite et la Montagne – la petite bourgeoisie progressiste- à gauche. D’où les concepts actuels de la droite et de la gauche en politique. .
 
Le duel Girondins-Montagnards persistait. Les Girondins s’attaquèrent immédiatement à la Commune de Paris et aux Montagnards, qu’ils tenaient pour responsables des massacres du 2 au 7 septembre 1792.
 
A ce moment-là les Girondins, bien qu’ayant soutenu le Roi, dominaient la Convention nationale, et bénéficiaient de l’évolution favorable de la situation militaire (victoire de Jemappes, 6 novembre 1792). 
 
Quelques mois plus tard, le vent commençait à changer de direction. La situation militaire se dégradait (le 18 mars 1793 défaite de Neerwinden). Les Girondins furent définitivement compromis aux yeux du peuple suite à leur opposition à la création du Tribunal révolutionnaire –10 mars- et à la trahison de l’un de leurs en la personne de Dumouriez, le 1er avril 1793.
 
 
Afin d’enquêter sur les exactions de la Commune de Paris et de veiller sur la sécurité de la Convention nationale, les Girondins firent nommer une Commission des douze avec pouvoir d’arrestation. On assista alors à l’arrestation d’une personnalité importante de la Commune de Paris (Hébert). Marat –grand leader Montagnard- fut arrêté, puis libéré durant la même période, avril 1793.
 
 
 
Marat.jpg
Figure 4 : Marat
 
Du 31 mai au 2 juin 1792, la Commune de Paris appuyé par les sans-culottes et la Montagne se liguèrent contre les Girondins, ils déclenchèrent des émeutes. Le 2 juin cernée par des insurgés, la Convention nationale vota l’arrestation de 31 députés Girondins. Suite à ces événements – un coup d’Etat - les Girondins furent définitivement évincés du pouvoir.
 
Le coup de force du 2 juin 1793 contre l'élite Girondine fédéraliste de la Convention a été durement ressenti dans le sud du pays: Lyon, Bordeaux, Marseille... font sécession à partir de juin 1793, amorçant une véritable "révolte des provinces" pour défendre le fédéralisme.
 
La Gironde éliminée la Convention était menée par les Montagnards.
 
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