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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 08:43

Le 30 juin

 

 

 

 

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La R.D.Congo à la veille d’un grand événement... Je frétille d’impatience. Le bleu du drapeau national couvre tous les panneaux publicitaires de Kinshasa. Le 30 juin, mon pays atteindra un âge qui dépasse l’espérance de vie du congolais moyen. Le cinquantenaire est présenté par les officiels telle une invitation à réfléchir sur notre avenir. 

 

Inévitable examen de conscience ! Ce 30 juin sera également l’occasion de regarder en face notre réalité. Les infrastructures que les Belges nous ont laissées sont dans un état lamentable. Les hôpitaux sont devenus des mouroirs.

 

Nous avons aussi du jaune sur notre drapeau : la couleur de l’éternité nous assure l’immortalité. Nous reprenons vie grâce aux contrats chinois. Ils prennent nos minerais de cuivre et nous promettent en échange, un avenir en or. 

 

Mais la vie d’un Congolais n’est pas que fêtes et réjouissances. Le rouge qui traverse en diagonal notre drapeau est la couleur du sang versé par nos héros de l’indépendance. Je pense à Patrice qui a dit ce jour-là : « Congolais et Congolaise, combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux». Je revois Baudouin rougir de confusion.

 

À Kinshasa, la moyenne d’âge est inférieure à 25 ans. Les filles sont superbes. Elles aident leurs parents fonctionnaires impayés depuis 25 mois. Donc si je frétille d’impatience, c’est parce que j’aurai 50 ans ce 30 juin et qu’elle m’a promis de venir me voir en soirée. Je l’attendrai dans mon peignoir jaune : la couleur de l’or que les chinois nous ont promis et non en jaune « cocu » comme vous pourriez le penser.  Je la raccompagnerai le 1er juillet au matin. Le réveil sera difficile. Je remarquerai sûrement que j’ai pris de l’âge. Il est peut-être temps que je prenne ma vie en main.

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 19:46
La ville
 
Le développement économique et culturel sera accentué si la sécurité des citoyens est davantage assurée. Les hommes devraient pouvoir faire des stratégies à longtemps, sans être distraits par la peur.
 
Pour se protéger les hommes se sont regroupés d’abord en hordes nomades, puis en villages, et aussi en hameaux entourés de murs. Avec l’apparition des premières civilisations, grâce aux progrès dans l’agriculture –les céréales-, nous assistons à la création de grandes villes.
 
Une ville doit pouvoir être viable pour durer. C’est comme un organisme vivant qui a besoin de nourriture, qui la traite, l’absorbe, et la rejet sous forme de déchet. Elle doit pouvoir se protéger, s’agrandir, s’approvisionner à bas prix. Faute de bonnes conditions d’existence, elle peut mourir. Les villes les plus importantes dans le monde ont su tirer parti d’un atout déterminant que sont les fleuves : autoroute naturelle.
 
Le fleuve favorise le transport de denrées pour le commerce.
 
Toutes les principales villes de l’Antiquité –et même du monde contemporain- sont des villes fluviales : Athènes, Corinthe, Sparte, Alexandrie, Persépolis, Antioche, Jérusalem, Thèbes –capitale de l’Egypte antique-, Babylone, Rome, etc.
 
Autres villes fluviales : Paris, Lyon, Bordeaux, Bruxelles, Londres, Amsterdam, New York, Washington, Beijing, Varsovie, Saint-Pétersbourg, Montréal, Kinshasa, etc.
 
Examinons une ville contemporaine qui est en train de mourir : Kinshasa.
 
Les portes d’entrées d’une ville est sa bouche : les ports, les aéroports, les voies routières. Si la ville s’agrandit ses voies d’accès doivent aussi s’agrandir. Ce qui n’est pas le cas à Kinshasa.
 
Le marché constitue partout le cœur de la cité, il doit être facilement accessible grâce à de larges avenues. Le marché centrale à Kinshasa est confiné, très difficile d’accès.
 
Le marché central doit être relié par une large voie aux entrepôts, silos et réserves de nourriture qui doivent être à l’extérieur de la ville pour que les gros camions remorques ne viennent pas gêner la circulation. A Kinshasa les gros camions circulent partout sans aucune restriction.
 
L’évacuation des déchets ou le recyclage des ordures doit être un souci constant car si l’on ne s’en préoccupe pas, les rues deviennent des foyers de maladies propagées par les rats, les cafards et les mouches.
 
Il faut aussi penser à des rigoles pour évacuer l’eau de pluie, afin de prolonger la durer de vie des routes et d’éviter que l’eau stagnante soit une source de pollution ou ne favorise la prolifération de moustiques responsables de la malaria.
 
Le fait que le fleuve Congo n’est plus dragué, a fait que le système d’évacuation des eaux de la ville est bloqué par l’ensablement.
 
Le palais du chef de l’Etat et les demeures des principales autorités doivent être bien situés pour garantir leur sécurité sans constituer des entraves à la circulation.
 
Plusieurs services doivent être assurés : la fiscalité, la police, l’état-civile, les pompiers, l’armée, etc.
 
La religion est importante, pour assurer la cohésion du système émotionnel collectif.
 
L’école puis l’université transmettent la mémoire, les valeurs, la culture.
 
Parfois il y aura des situations de surpopulation qu’il faudra gérer.
 
Paléolithique
Humanoïde
Homme cueilleur-chasseur
Homme moderne
Homme conscient
Néolithique
Homme agriculteur-éleveur
Homme sage
Homme esclave
Antiquité
Homme citadin
Homme héroïque
Croissance des hommes esclaves
 
 
Avec les premières civilisations, nous assistons à l’émergence de pouvoirs politiques ou religieux. La genèse des Etats.
 
L’Etat
 
Un Etat est un pouvoir centralisé qui dispose d’une administration exerçant son contrôle sur un territoire donné, prélevant des impôts, instruisant la justice, imposant une loi commune, et organisant une armée nationale. Le passage d’une société sans Etat à une société étatique n’est pas une évolution implacable. Il existe une pluralité de situations intermédiaires, des avancées vers la centralisation ainsi que des replis communautaires. Rien n’est prédéterminé. La croissance démographique et les guerres favorisent en générale la constitution des Etats.
 
Le forme des Etats peuvent être très diverses : Cités-Etats, empires, monarchies, etc.
 
Les sources du pouvoir sont également multiples.
 
Nous pouvons avoir un pouvoir de type :
 
-         traditionnel basé sur l’hérédité. Le pouvoir provient du père, du chef, ou du conseil des anciens.
-         charismatique-émotionnel provenant d’une personnalité dotée d’une aura particulière. Elle fonde son pouvoir sur sa force de conviction, la propagande, et son magnétisme sur les foules.
-         légale-rationnelle qui s’appuie sur le droit, la fonction et non la personne. Le pouvoir est fondé sur la compétence et non l’origine sociale.
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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 19:38
La Révolution
 
Les conditions de vie dans les villes ne sont pas toujours faciles. La famine, la mauvaise gestion, la corruption, l’écart entre les riches et les pauvres peuvent être des facteurs déclencheurs de révolution. Et pourtant toutes les insurrections n’ont pas nécessairement entraîné des changements profonds et durables de la société.
 
Pour assoir une révolte, le mouvement a besoin de deux types de soutien : externe et interne.
 
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Le soutien externe provient d’une puissance extérieure, qui peut vouloir contrôler un pays donné en plaçant via un groupe d’homme ou d’un général un gouvernement fantoche à sa solde. C’est une façon facile d’acquérir des matières premières par des contrats léonins.
 
Un mouvement de révolte interne aura toutes ses chances de réussir s’il repose sur la classe moyenne.  C’est une classe intermédiaire, qui n’est pas obnubilé par sa survie quotidienne ni crispée sur ses privilèges. Elle peut donc réfléchir et agir en profondeur.
 
Bien souvent les défavorisés –les pauvres- sont obsédés par une idée : être riches à la place des riches. Ils ont eu faim et ont été en colère. Ils n’ont pas la sérénité pour diriger sagement un peuple. Ils se retrouvent souvent une fois au pouvoir prisonniers d’un système mafieux qui les tient financièrement en otage. Ils reproduisent des dictatures parfois pires que celles qu’ils ont contribué à chasser.
 
Avec la classe moyenne, nous assistons à un nouveau type d’être humain : le bourgeois. C’est une personne citadine généralement éduquée, qui gagne sa vie grâce à son travail. Nous voyons également apparaître une notion nouvelle : la méritocratie.
 
La bourgeoisie respecte le principe sacrosaint de la propriété privée. Elle est à la base du code civile, dont un des éléments centraux est le contrat.
 
Enfin une démocratie parlementaire peut voir le jour, les citoyens devant départager  les tenants d’une politique privilégiant les revenus du travail (les socialistes) et ceux favorisant les revenus du capital (libéraux) : le partage du « gâteau social ».
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 04:30
 
Le ministère du portefeuille doit disparaître
 
Le Congo doit adopter les méthodes modernes de gestion comme cela se fait partout dans le monde. Des grandes entreprises nationales ne doivent plus être gérées par des fonctionnaires.
 
Un fonctionnaire c’est avant tout une personne qui n’a pas le goût du risque, puisqu’il a choisi une carrière où tout est déjà bien tracé. C’est un emploi à vie. Il travaille pour une structure qui ne lui appartient pas et qui ne peut pas tomber en faillite. Un homme d’affaire a une base socioculturelle différente. Il risque son argent ou sa réputation de gestionnaire et évolue dans un contexte où rien n’est définitivement acquis : le succès est probable et un échec est toujours possible. Pourquoi dès lors confier la gestion d’une grande entreprise à des fonctionnaires ? Pourquoi plonger des personnes qui ont une aversion au risque, par nature ou par habitude, dans un monde où rien n'est certain, où il faut se battre tous les jours, si on veut réussir.
 
Les entreprises publiques au Congo ont une triple tutelle : les organes de gestion –qui changent sans arrêt-, la supervision technique du ministère de tutelle, et le contrôle financier du ministère du portefeuille, le tout sous l’œil vigilent de la présidence. C’est pratiquement impossible de retenir une stratégie ou de se fixe un cap dans la gestion dans un contexte pareil, où il y a trop d’intervenants externes à l’entreprise.
 
Ces sociétés étant mal gérées, le pays est par conséquent paralysé : pas d’eau potable, pas de courant, pas de train, pas d’avion, etc. Par exemple pour l’eau, je ne comprends pas qu’il n’y ait pas d’eau potable à Kinshasa, alors que la ville est traversée par un fleuve –eau douce- dont le débit est de 35 000 m³/s -faites le calcul par heure et par mois.
 
fleuve-Cg.jpg Fleuve Congo
 
Comme ces sociétés publiques sont des monopoles d’Etat, ce n’est même pas possible de recourir au service d’une compagnie concurrente.
 
Je propose que l’Etat se désengage de toutes ces sociétés publiques, pour permettre à de véritables gestionnaires privés de les diriger dans l’intérêt de la communauté. C’est connu ces entreprises publiques représentent une source de corruption. Pour arrêter la corruption, il faut s’attaquer à la source. 

 
Je souhaite que le Congo soit connu dans le monde comme un pays agricole et une destination touristique. Que l’Etat concentre ses efforts sur ces deux secteurs-là. Le Congo devrait détourner son attention sur des secteurs où la valeur ajoutée se réalise à l’étranger. Par exemple cela ne sert à rien de vivre du diamant puisqu'il ne vend que le produit brut, toute la valeur ajoutée s’effectue ailleurs. Ce qui enrichie un pays, c’est la valeur ajoutée. Le véritable bénéfice se fait davantage à Anvers, à New York qu’à Buji-Mayi ou à Kananga.

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Dessin d'un diamant coupé

 
Je répète le Congo ne doit pas compter sur des secteurs, où il sait très bien qu’il n’est pas capable de faire de la valeur ajoutée. C’est perdre son temps pour rien. Il faut tout vendre à des sociétés côtées dans les grandes bourses internationales, New York, Paris Londres, Frankfort. Car ces sociétés ont une éthique à respecter.
 
Que les Congolais ne soient pas honteux d’avoir vendu. C’est parfois comme ça dans d’autres pays. Tout le secteur électrique belge est détenu par un groupe privé français Suez, le secteur du chocolat en Belgique est dominé par des intérêts suisses, le déficit budgétaire des Etats-Unis est financé par les Chinois, la sidérurgie française est contrôlée par un Indien, etc.
 

Kin02.jpg

KInshasa


 Nous négligeons l’agriculture, alors que la moitié du budget de l’Union européenne est consacré à la politique agricole commune (PAC). Le tourisme est une richesse considérable qui ne demande pas d’énormes investissements. Paris est la ville la plus visitée du monde, elle est fière de cela. Nous aussi un jour nous pourrions être fiers de faire visiter notre capital, hier « Kin la belle », aujourd’hui « Kin la poubelle », et demain ce sera « Kin la merveille ».
 
 
 
 
 
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 09:09
 
Pourquoi tant de ministres au Congo?
 
 
Je pense que les Congolais ne se rendent pas compte à quel point la situation de leur pays est catastrophique. Il faut refonder l’Etat sur de nouvelles bases. L’Etat Congolais est complètement désorganisé : l’administration n’est plus fonctionnelle, l’industrie minière est en quasi faillite, le commerce formel est aux mains des étrangers –chinois, indiens, libanais -, l’armée doit se reconstruire, etc.
 
La structure socio-économique de la R D Congo a subi beaucoup de changement en très peu de temps – un demi-siècle. D’abord nous avons assisté à la logique d’une organisation coloniale basée sur les exportations de matière première, peu de valeur ajoutée locale, peu de formation de haut niveau dans le personnel. Ensuite nous avons vécu les années de la dictature de Mobutu, caractérisées par une activité économique sous le contrôle de monopoles d’Etat, par l’affairisme des barons du régime, par l’affaiblissement de l’administration supplantée par les structures du parti unique et les services de sécurité.
 
Pendant la transition animée par Tshishekedi tout le pays fut paralysé, il n’y avait plus de logique dans le système économique et social. Le seul objectif de cette période de 7 ans était de faire partir Mobutu. Dans ce désordre le pays a connu des pillages, une inflation record, l’ « informatisation de l’économie », l’administration publique n’existait pratiquement plus, et l’armée s’est démotivé faute de paiement régulier. Après cette période nous sommes rentrés dans l’ère de Kabila père et fils. Ce sont des années de conflits armés avec leur cortège de malheurs, plus quatre millions de morts.
 
 
La R D Congo a retrouvé la paix. Une paix organisée par et pour les belligérants. Les protagonistes de la guerre sont toujours au pouvoir. Même les noms des factions combattantes sont toujours en vigueur. Nous sommes dans une organisation socio-économique et politique dont je me demande quelle est la logique ?
 
Le pouvoir actuel ne se préoccupe pas de la refondation de l’Etat. Ce qui devrait être la motivation première de tout Etat en situation post-conflit. Le gouvernement est une équipe pléthorique de plus de 60 ministres sans un cahier de route précis pour gérer un budget inférieur à une ville moyenne comme Liège.
 
L’Assemblée Nationale s’est doté de commissions permanentes classiques – à la française – comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Elle a même une commission permanente chargée de l’environnement. Aucun député n’a proposé de créer une commission pour la réforme de l’Etat, pour la révision du droit des sociétés, pour la lutte contre la pauvreté et le développement économique, pour le contrôle des aides extérieures, pour la refonte du système fiscal, pour le respect des droits de l’homme et de la propriété privée, pour la restauration de l’administration publique, la restructuration de l’armée, etc.
 
Pour ma part, je proposerais un gouvernement composé uniquement de cinq ministres comme les gouvernements qui ont dirigé la France durant la période de la Révolution française. Car la R D Congo est ou plutôt devrait être en période de Révolution socio-économique.
 
La R D Congo avec un gouvernement réduit devrait travailler à rebâtir un Etat nouveau, doté d’une administration efficace.
 
La R D Congo devrait avoir un gouvernement de cinq ministres. Tous les ministères continueraient à exister avec leur cabinet ministériel respectif et parfois avec un secrétaire d’Etat.
Ils seraient dirigés par un des cinq ministres du gouvernement dans le but d’avoir une politique cohérente pour chaque grand secteur d’activité : économie, administration et défense, éducation, diplomatie, et developpement rural-agriculture.
 
Par exemple comme le pays est à 90% rural, l’Agriculture, le Plan et l’Infrastructure doivent être gérés par une même personne. Comme le pays est très grand et doit tendre vers l’autarcie l’Agriculture doit se trouver dans un même ensemble avec le transport, etc. Voici une proposition de regroupement des responsabilités ministérielles :
 
  • Ministre des Relations extérieur avec plusieurs départements : Affaires étrangères, Coopération au développement, Francophonie, Congolais de l’étranger, Commerce extérieur, etc.
  • Ministre des Finances avec les départements suivants : Finance, Budget, Economie, Industrie, Pétrole, Energie, Mines, PME, etc.
  • Ministre de la défense : Défense, Intérieur, Décentralisation, Anciens combattants, etc.
  • Ministre de l’Agriculture : Agriculture, Développement rural, Infrastructure, Reconstruction, Plan, Tourisme, Transport, Environnement, etc.
  • Ministre de l’Education : Education, Sport, Jeunesse, Recherche scientifique, Santé, Affaires sociales, Famille, Handicapés, Culture et arts, etc.
 
Plusieurs de ces ministères pourraient être réduits à de simples directions. Pourquoi avoir un ministère du Pétrole, si les Pays-bas qui possèdent de très grandes raffineries à Rotterdam n’ont pas jugé nécessaires d’avoir ce ministère-là ?
 
En France Bercy chapeaute bien plus de cinq ministères : finance, économie, industrie, commerce extérieure, budget, etc.
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