L’humain n’est pas un singe évolué
L’humain n’est pas un primate « normal » qui a évolué de manière extraordinaire, mais plutôt un primate dégénéré, bloqué au stade de l’enfance en d’autres mots « une espèce de
primate attardé ». Et c’est ça, la chance que l’humain a eu pour mieux évoluer que les autres.
Qu’est-ce qui s’est passé ? Pour une raison non élucidée, il s’est produit un dérèglement de la durée des stades de la vie de certains primates : enfance, adolescence, adulte.
Pour mieux me faire comprendre, je vais baser ma démonstration sur l’humain lui-même pour expliquer le phénomène qui s’est produit (à mon humble avis) il y a des millions d’années.
Imaginez qu’un bébé doive passé 18 mois dans le ventre de sa mère pour atteindre sa maturité, que la petite enfance prenne 9 ans, que l’enfance prenne 15 ans, l’adolescence 20 ans, etc.
Soit un tel dérèglement génétique sur la durée des étapes de la vie entraînera la disparition de cette espèce humaine ou bien la biologie s’adaptera. Si la biologie s’adapte à
cause de certaines contraintes, la maman mettra au monde un bébé prématuré particulièrement immature, incapable de se prendre en charge comme c’est le cas pour les autres espèces. Le stade de
l’enfance prendra tellement de temps que les capacités de reproduction surprendront le sujet en question, alors qu’il n’a pas encore atteint le stade de l’adulte « normal ». Cet
événement fige les aspects extérieurs –le phénotype. Donc le « nouvel » adulte aura encore son aspect juvénile, bien qu’il sera lui-même déjà parent. C’est ce qui s’est passé.
Un humain : une espèce de primate qui -à l’âge adulte- conserve beaucoup d’aspects extérieur des jeunes singes immatures.
L’homme ressemble plus à un enfant singe qu’à un singe adulte. Nous sommes bipède comme tous enfants singes. Nous sommes plus intelligents que les autres espèces de primates, car tous les enfants
sont plus intelligents que les adultes –au sens de la rapidité à apprendre.
Ma théorie a été indirectement prouvée récemment aux Etats-Unis. Des savants ont décelé un certain nombre de signes que les grands singes –gorilles, chimpanzé,…- comprennent. Par
exemple : « banane, manger, chercher, etc. ». Mais cela ne suffit pas à faire un langage : « va chercher une banane pour manger ». Ces savants ont inventé
un nouveau langage qu’ils ont essayé d’apprendre à un groupe de grands singes pour pouvoir communiquer plus facilement avec eux à partir des différents signes sonores et gestuels connus ; ça
n’a pas marché.
Heureusement dans ce groupe, il y avait un jeune singe avec sa mère. Un jour les savants ont été surpris de constater que ce jeune singe avait parfaitement appris le nouveau langage. Alors qu’une
belle assistante passait près du jeune singe, celui-ci s’est exclamé dans le nouveau langage en disant : « Ah ! Qu’est-ce que j’aimerais bien … ».
Non !!! Je plaisante. Il a dit un jour : « j’ai faim, je veux manger une banane ».
Ce langage fonctionne. Il est à présent appliqué dans certains laboratoires. J’ai un ami qui parle couramment ce langage avec des gorilles à Kinshasa.
L’intelligence est liée à l’enfance et nous sommes plus intelligent parce que nous – homo sapiens- avons une enfance beaucoup plus longue que la plupart des autres espèces.
Une autre preuve. Les enfants sauvages que l’on a découverts, s’ils avaient plus d’un certain âge -environ 8 ans-, ils devenaient tout à fait irrécupérables au niveau de l’éducation. Tout se joue
au moment de l’enfance.
Il faut donc oublier les théories qui prétendent que l’homme est bipède parce que la forêt s’est retirée à l’Est de l’Afrique suite à l’apparition du grand rift. L’homme devait – selon
certaines théories -se lever pour voir au-dessus des hautes herbes.
Et les autres primates ? Est-ce que c’est cela qui rend intelligent ?
Mais comment s’avouer une vérité aussi dérangeante : l’homme, une espèce de primate attardée.
A partir des restes fossiles les plus récents que l’on puisse attribuer spécifiquement à la lignée humaine, deux groupes ont été établis le genre « Australopithecus » et
« Homo » - tous les deux sont des bipèdes avérés. On suppose que l’australopithèque africanus est l’ancêtre des premiers représentants du genre Homo.
Ceux-ci apparaissent il y a 2,2 millions d’années en Afrique orientale, puis en Afrique du Sud.
Les chercheurs considèrent le passage à la marche bipède comme une étape capitale du processus d’hominisation conduisant à l’espèce
humaine, sans toutefois expliquer de manière convaincante pourquoi il y a eu apparition de ce phénomène de redressement de la colonne vertébrale.
Les premiers hominidés classifiables dans le genre Homo font partie de l’espèce que l’on appelle aujourd’hui Homo Habilis. Il a coexisté avec certains types d’australopithèques.
Il mesurait 1,40 m, avait un squelette plus proche de nous que celui des australopithèques et des dents plus petites. Il faisait usage d’outils élémentaires, mangeait de la viande, mais ignorait
l’usage du feu. C’était une espèce exclusivement africaine.
L’homo erectus qui a cohabité avec les formes les plus anciennes des Homos Habilis, et est apparu vers 1,8 millions d’années. Il fut le premier hominidé a abandonné les
terres chaudes de l’Afrique pour migrer vers l’Europe et l’Asie. Il maîtrisait le feu. Il vivait dans des grottes ainsi que dans des campements à l’air libre, en groupes familiaux qui se
consacraient à la chasse et à la cueillette.
En Europe, les hommes de Neandertal vécurent dans la période comprise entre 120 000 ans avant notre ère et la date de leur disparition, il y a environ 35 000 ans. Ils enterraient
leurs morts et maîtrisaient le feu. Peu avant leur disparition, ils ont cohabité avec l’homme de Cro-Magnon, et l’homo Sapiens.
Trois genre d’humain ont coéxisté, il y a 50 000 ans : l’homme de Neandertal (Europe, Proche-Orient, Asie Centrale), l’homo erectus à Java, et en Afrique l’Homo
sapiens.
L’
Homo sapiens c’est notre espèce à nous tous. Son apparition coïncide avec
les premières grandes manifestations d’œuvres d’art comme les peintures rupestres dans
les grottes, ainsi dans les ornements d’objets d’usage quotidien. Il s’est répandu dans le monde entier.
Il y a 20 000 ans il ne restait déjà plus que l’espèce homo sapiens –les humains modernes. A son contact les autres genres humains ont tous disparu.
Le point commun de tous ces genres humains, c’est le caractère bipède et l’usage d’outils ; et non une unité au niveau génétique. Par exemple
des espèces cohabitantes comme les Néandertaliens et les homos sapiens ne pouvait absolument pas se reproduire entre eux.
Le caractère bipède des primates est lié à un stade de leur vie : l’enfance. Et l’enfance est le stade de l’apprentissage et du développement de l’intelligence.
L’humain n’est pas un primate « normal » qui a évolué de manière extraordinaire, mais plutôt un primate dégénéré, bloqué au stade de l’enfance en d’autres mots « une espèce de
primate attardé ». Et c’est ça, la chance que l’humain a eu pour mieux évoluer que les autres.