La Révolution
Les conditions de vie dans les villes ne sont pas toujours faciles. La famine, la mauvaise gestion, la corruption, l’écart entre les riches et les pauvres peuvent être des facteurs déclencheurs
de révolution. Et pourtant toutes les insurrections n’ont pas nécessairement entraîné des changements profonds et durables de la société.
Pour assoir une révolte, le mouvement a besoin de deux types de soutien : externe et interne.
Le soutien externe provient d’une puissance extérieure, qui peut vouloir contrôler un pays donné en plaçant via un groupe d’homme ou d’un général un gouvernement fantoche à sa solde. C’est une
façon facile d’acquérir des matières premières par des contrats léonins.
Un mouvement de révolte interne aura toutes ses chances de réussir s’il repose sur la classe moyenne. C’est une classe intermédiaire, qui n’est pas obnubilé par sa survie quotidienne ni
crispée sur ses privilèges. Elle peut donc réfléchir et agir en profondeur.
Bien souvent les défavorisés –les pauvres- sont obsédés par une idée : être riches à la place des riches. Ils ont eu faim et ont été en colère. Ils n’ont pas la sérénité pour diriger
sagement un peuple. Ils se retrouvent souvent une fois au pouvoir prisonniers d’un système mafieux qui les tient financièrement en otage. Ils reproduisent des dictatures parfois pires que celles
qu’ils ont contribué à chasser.
Avec la classe moyenne, nous assistons à un nouveau type d’être humain : le bourgeois. C’est une personne citadine généralement éduquée, qui gagne sa vie grâce à son travail. Nous voyons
également apparaître une notion nouvelle : la méritocratie.
La bourgeoisie respecte le principe sacrosaint de la propriété privée. Elle est à la base du code civile, dont un des éléments centraux est le contrat.
Enfin une démocratie parlementaire peut voir le jour, les citoyens devant départager les tenants d’une politique privilégiant les revenus du travail (les socialistes) et ceux favorisant les
revenus du capital (libéraux) : le partage du « gâteau social ».